Antes de seguir con Menelao, nos ha parecido oportuno ofrecer este vídeo, buen ejemplo de la naturaleza musical de La Bella Helena:
O este trío de Menelao, Agamenón y Calcas:
Pero vayamos con el segundo engaño al pobre Menelao. Le llega por parte de quien él cree es el augur de Venus y que no es otro que Paris disfrazado.
El joven troyano llega en una galera y anuncia que Helena debe ir a la isla de Citera, isla consagrada a Afrodita, donde debe realizar preciosas ofrendas. Si así ocurre, Esparta obtendrá el favor de Venus. Todos están de acuerdo, excepto Helena. Una vez en la embarcación, Paris se quita el disfraz y anuncia que el viaje no es a Citera, sino a Troya. Tras el estupor general, los griegos resuelven declarar la guerra a Troya para recuperar a Helena.
LE GRAND AUGURE.
Et tout d’abord, ô vile multitude,
Sachez-le bien, je n’ai pas l’habitude
D’être reçu sur un rythme plaintif:
Vous auriez dû chanter un chœur alerte et vif.
Le culte de Vénus est un culte joyeux:
Je suis gai, soyez gais, il le faut, je le veux!
LE CHŒUR.
Il est gai!
LE GRAND AUGURE.
Il est gai! Soyez gais!
LE CHŒUR.
Il est gai! Soyez gais! Soyons gais!
LE GRAND AUGURE.
Il est gai! Soyez gais! Soyons gais! Je le veux!
Et tsing, tsing, balaboum, balaboum,
Balaboum, poum, poum!
Lalaïtou, poum, poum!
LE PEUPLE.
Et tsing, tsing, balaboum, balaboum,
Balaboum, poum, poum!
LE GRAND AUGURE.
Je sais qu’il est de profonds moralistes
Qui font état d’être sombres et tristes,
Mais ces gens-là se trompent lourdement:
L’homme vraiment honnête est rempli d’enjouement.
Le culte de Vénus est un culte joyeux:
Je suis gai, soyez gais, il le faut, je le veux!
LE CHŒUR.
Il est gai!
LE GRAND AUGURE.
Il est gai! Soyez gais!
LE CHŒUR.
Il est gai! Soyez gais! Soyons gais!
LE GRAND AUGURE.
Il est gai ! Soyez gais! Soyons gais! Je le veux!
Et tsing, tsing, balaboum, balaboum,
Balaboum, poum, poum!
Lalaïtou, poum, poum!
LE CHŒUR.
Et tsing, tsing, balaboum, balaboum,
Balaboum, poum, poum!
Lalaïtou, poum, poum!
CALCHAS.
Quelle tenue pour un augure!
LE GRAND AUGURE.
Vous dites, confrère?
CALCHAS.
Je dis: «Quelle tenue pour un augure!…»
LE GRAND AUGURE.
Je suis gai!… je suis gai!… (Saluant.) Roi des rois, bouillant Achille, les deux Ajax, Oreste, salut et respect!…
Et la reine? je ne la vois pas…
AGAMEMNON.
Elle boude.
LE GRAND AUGURE, saluant Parthénis et Léæna.
Ah! C’est vous, belle Parthénis!… vous aussi, piquante Léæna!…
PARTHÉNIS.
Vous savez nos noms?
LE GRAND AUGURE.
Un bon général connaît toujours ses meilleurs soldats…
AGAMEMNON.
Vous êtes vraiment gai, grand augure!
LE GRAND AUGURE.
Ça nous est recommandé, à Cythère… Soyez tranquilles, mes enfants! Vénus est bonne personne, au fond… elle pardonnera.
TOUS.
Vive le grand augure!
LE GRAND AUGURE.
Elle pardonnera… bien entendu, à la condition que le roi Ménélas fera tout ce qu’il faudra faire.
ACHILLE.
Pourquoi ça?
CALCHAS.
C’est la règle.
MÉNÉLAS, allant à Pâris.
Sans doute… mais si, cependant…
LE GRAND AUGURE.
Il n’y a pas de «si cependant…» N’ayez pas peur… on ne vous demandera rien que de très raisonnable… la reine sera seulement tenue de faire un petit voyage…
TOUS.
Où ça?
LE GRAND AUGURE.
À une dizaine de lieues d’ici… une petite île qui est là-bas… A Cythère.
AGAMEMNON.
À Cythère!
LE GRAND AUGURE.
Oui, elle viendra avec moi sur la galère de Vénus… et, de sa main, elle sacrifiera cent génisses blanches à la déesse.
MÉNÉLAS.
À la bonne heure!… quand on me demande des choses raisonnables… Qu’est-ce que je désire, moi?… que tout s’arrange… Qu’est-ce qu’il faut pour ça?… que la reine fasse un petit voyage à Cythère et sacrifie cent génisses blanches… Rien de mieux!… la reine fera ce voyage… et c’est mon peuple qui payera les génisses blanches.
LE PEUPLE.
Vive Ménélas!
MÉNÉLAS, se retournant vers le peuple.
Oui, mes enfants, vous les payerez.
AGAMEMNON.
Très joli, tout ça… mais il faut que la reine consente…
LE GRAND AUGURE.
Mais où est-elle donc, la reine?
AJAX PREMIER, regardant à droite.
La voici!
Pendant le chœur suivant, Hélène entre par la droite.
SCÈNE VIII
Les Mêmes, HÉLÈNE.
FINALE.
CHŒUR GÉNÉRAL.
Elle vient! c’est elle!
Elle vient! la voici!
Mon Dieu! qu’elle est belle,
Malgré son souci!
HÉLÈNE, à elle-même.
Quels accents se sont fait entendre?
Ils ne m’étaient pas inconnus.
MÉNÉLAS, présentant Pâris à Hélène.
Le grand augure de Vénus!…
À Cythère il faudrait vous rendre,
Pour plaire à la déesse et calmer son courroux.
LES ROIS et ORESTE.
Ah! Calmez son courroux!
HÉLÈNE, à Ménélas.
L’offense vient de vous…
Laissez-moi!
LE GRAND AUGURE, bas, à Ménélas.
Je vais lui parler.
AGAMEMNON et CALCHAS.
Mais que lui direz-vous?
LE GRAND AUGURE.
Mais que lui direz-vous? Les dieux vont m’inspirer!
Bas, à Hélène.
Je suis celui qui t’adore,
Pâris, le berger naïf…
HÉLÈNE, bas, émue.
Qu’entends-je?…
PARIS, bas.
Vas-tu refuser encore
De monter sur mon esquif?
HÉLÈNE.
Non! L’honneur m’attache au rivage.
MÉNÉLAS.
Cédez à mon autorité.
AGAMEMNON et CALCHAS.
Ce n’est qu’un tout petit voyage.
HÉLÈNE, à part.
C’est encor la fatalité!
CHŒUR GÉNÉRAL.
Partez, noble reine,
Partez, belle Hélène!
MÉNÉLAS.
Allons, pars pour Cythère,
Fais cela pour moi!
LE CHŒUR.
Obéissez au roi!
ORESTE.
Oui, montez dans sa galère!
CALCHAS, à part.
Y a quelqu’chos’là-d’ssous…
CHŒUR.
Nous vous implorons tous.
AGAMEMNON.
Les voyageurs pour Cythère!…
Le train va partir.
HÉLÈNE, à part.
Ma foi, partons pour Cythère!
Ça leur fait plaisir…
Oui, ça leur fait plaisir!
CHŒUR GÉNÉRAL.
Va, pars pour Cythère!
Sur cette galère
Coquette et légère,
Va, pars pour Cythère!
Gagne promptement
Ce pays charmant,
Où règne l’amour.
Pendant ce chœur, Pâris et Hélène s’embarquent sur la galère. — Tous les rois et le peuple les saluent.
PARIS, sur la galère, se faisant reconnaître.
Ne l’attends plus, roi Ménélas,
Tes yeux ne la reverront pas!
Je suis Pâris, et c’est vers Troie
Que Pâris emporte sa proie!
Stupéfaction générale.
CHŒUR.
Que notre colère
Déchaîne la guerre!
Effrayons la terre!
Oui, pour te venger
Du prince étranger,
Compte sur nos bras,
Ô roi Ménélas!
Tous les rois menacent Pâris et Hélène qui s’éloignent sur la galère. Tableau.
La imagen de calzonazos queda clara en el final del Acto II, cuando, a pesar de haber sorprendido a los amantes en su propia alcoba y tras haber llamado a todos los dioses como testigos, acaba él mismo como culpable. En efecto, los príncipes griegos, por un lado, llevados por el patriotismo ofendido, intentan expulsar al príncipe troyano, que se defiende bravamente y promete abiertamente que se llevará pronto a Helena. Por otro lado, en cambio, secundan las amargas acusaciones de la reina pillada “in fraganti” contra el rey que la ha sorprendido; ella dice que es inapropiado y grosero, por lo que hace a los sentimientos, que un marido que vuelve a casa después de viaje de negocios, no lo anuncie formalmente a su esposa, para que ella se prepare y lo reciba tierna y amorosamente.
Otro momento en el que queda claro el carácter de calzonazos de Menelao es la Entrada de los reyes. En esta versión que se ofrece, Menelao no dice Je suis le mari de la reine (yo soy el marido de la reina), ya de por sí significativo, sino que lo que canta Michel Sénéchal, que aquí interpreta a Menelao, es: je suis le pou de la reine (yo soy el piojo de la reina).
MARCHE ET CHŒUR.
Voici les rois de la Grèce!
Il faut que chacun s’empresse
De les nommer par leur nom…
Ménélas, homme tranquille
Avec le bouillant Achille
Et le grand Agamemnon.
Pendant le chœur, on a disposé des sièges à droite. Les rois entrent successivement; — les deux Ajax paraissent les premiers.
LES DEUX AJAX.
Ces rois remplis de vaillance,
c’est les deux Ajax…
AJAX DEUXIÈME.
Étalant avec jactance
Leur double thorax…
AJAX PREMIER.
Parmi le fracas immense
Des cuivres de Sax.
LES DEUX AJAX.
Ces rois remplis de vaillance,
C’est les deux Ajax!
LE CHŒUR.
Ces rois remplis de vaillance,
C’est les deux Ajax!
ACHILLE, entrant.
Je suis le bouillant Achille,
Le grand myrmidon,
Combattant un contre mille,
Grâce à mon plongeon.
J’aurais l’esprit bien tranquille,
N’était mon talon…
Je suis le bouillant Achille,
Le grand myrmidon!
LE CHŒUR.
Voici le bouillant Achille,
Le grand myrmidon!
MÉNÉLAS, entrant.
Je suis le mari de la reine,
Le roi Ménélas!
Je crains bien qu’un jour Hélène,
Je le dis tout bas,
Ne me fasse de la peine…
N’anticipons pas!…
Je suis le mari de la reine,
Le roi Ménélas!
LE CHŒUR.
C’est le mari de la reine,
Le roi Ménélas!
AGAMEMNON, entrant.
Le roi barbu qui s’avance,
C’est Agamemnon!
Et ce nom seul me dispense
D’en dire plus long:
J’en ai dit assez, je pense,
En disant mon nom…
Le roi barbu qui s’avance,
C’est Agamemnon!
LE CHŒUR.
Le roi barbu qui s’avance,
C’est Agamemnon!

